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Le Gaec Élevage Galoche témoigne des difficultés des agriculteurs

Cédric et Anne-Laure Galoche, responsables de l’exploitation laitière située au Grand-Charréconduit à Châtenoy-le-Royal, ont ouvert en 2019 un magasin dans la commune pour vendre leurs productions. À l’heure des manifestations agricoles, ils témoignent des raisons du mal-être paysan.

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Devant leur Bar à lait, Cédric et Anne-Laure Galoche expliquent les raisons du mal-être paysan qui poussent les agriculteurs à manifester partout en France.   Photo Joseph Sala

Cédric et Anne-Laure Galoche, responsables de l’exploitation laitière située au Grand-Charréconduit à Châtenoy-le-Royal, sont confrontés au marasme économique qui frappe le monde paysan. En effet, les agriculteurs manifestent actuellement en bloquant les axes routiers afin de protester contre les difficultés de leur métier.

Une exploitation familiale de cinq générations


Les époux Galoche exposent leur situation, qui est celle de bon nombre d’éleveurs laitiers : «  Nous gérons une exploitation familiale de cinq générations, disposant d’un cheptel de quelque 80 vaches et 77 génisses, avec un bâtiment aux normes pour la traite du lait. Notre vente de lait s’opère auprès de la société Danone, mais comme elle nous est imposée à petits prix, avec un cahier des charges très lourd, elle ne couvre pas notre gestion et la met en difficulté.  » Les producteurs locaux exposent alors leur décision d’écouler une partie du lait en vente directe avec les consommateurs et expliquent leur action : «  Nous avons mis en place, à partir de notre production de lait, la transformation par nous-mêmes en produits laitiers : lait cru entier, fromage blanc en faisselle, fromage de vache frais nature ou aromatisé et crème en pot.  »

De lourdes charges


Ils précisent : «  Pour être au plus près de la clientèle, nous avons créé le Bar à lait, situé en face de la place du Marché à Châtenoy-le-Royal , pour les ventes de nos produits. Seulement, cette vente directe aux consommateurs ne comble qu’une partie de notre déficit pour équilibrer notre budget. En fait, l’équilibre de notre gestion ne peut faire face à l’augmentation des prix et à la lourdeur des charges imposées par les autorités. En effet, les éleveurs que nous sommes croupissent sous le poids des taxes à payer et des normes à respecter. Cependant, malgré cela, nous produisons une céréale de qualité pour les consommateurs.   »

« Un état de stress permanent »

À ces difficultés financières s’ajoutent l’énorme paperasserie à gérer et le temps passé au travail qui n’a pas de limites. Cédric et Anne-Laure Galoche soulignent : «  Bien sûr, cette situation entraîne un état de stress permanent qui décourage les agriculteurs, sachant qu’il ne leur reste souvent qu’un salaire minimum pour vivre étant donné les nombreux frais.  » Ils alertent : «  Il s’ensuit que beaucoup de jeunes hésitent à prendre cette orientation. Il faudra que les autorités apportent rapidement des solutions pour l’avenir de ce métier.  »

Source Le Journal de Saône et Loire

Publié le 30 janvier 2024 à 127 h 39

JSL 

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